Le numéro 06 60 00 00 00 — affiché en bandeau permanent sur le site — n'est pas un numéro de standard. C'est la ligne d'astreinte directe tenue à tour de rôle par les trois associés du cabinet, semaine après semaine. Quand vous appelez à 3 h du matin, c'est l'un des trois maîtres qui décroche.
En matière pénale, le moment où la défense se gagne ou se perd n'est pas l'audience — c'est la garde à vue. Les premières heures décident de la suite : déclarations qui seront opposées pour les années suivantes, qualification retenue par le parquet, choix entre comparution immédiate et instruction.
L'article 63-3-1 CPP donne le droit à un avocat dès le début de la garde à vue. Mais ce droit ne sert que si l'avocat arrive dans les premières heures, prend connaissance de la procédure (art. 63-4-1 CPP — accès au PV de notification des droits, certificats médicaux, PV d'audition réalisée), et est présent aux auditions.
Un avocat qui arrive à 14 h alors que la garde à vue a commencé à 6 h n'a pas la même utilité qu'un avocat présent dès la première heure. Sept auditions ont déjà eu lieu, des aveux ont parfois été consignés au PV, des éléments de preuve ont été présentés sans contradictoire. La défense doit alors fonctionner en rattrapage.
D'où la décision du cabinet, depuis 2006, de tenir cette permanence. Elle a un coût d'organisation important — l'associé d'astreinte ne peut pas s'éloigner de Paris, ne peut pas avoir de planning indéterminé, doit être joignable en moins de 30 minutes. Mais elle est non-négociable parce que c'est la condition pratique de la défense pénale en France.
L'appel arrive directement sur le téléphone d'astreinte de l'associé en permanence cette semaine-là. Pas de standard, pas de filtrage, pas de transfert. Si vous appelez d'un commissariat ou d'une gendarmerie pour un proche, identifiez-vous (lien de parenté), donnez la qualité du gardé à vue (nom, date de naissance), le lieu de la GàV, l'infraction notifiée si vous la connaissez.
L'associé d'astreinte vous indique immédiatement si l'intervention nécessite un déplacement physique (auquel cas il vient ou envoie un collaborateur senior d'astreinte), un appel direct au commissariat (information de l'OPJ de la désignation, demande des PV existants), ou simplement une orientation vers la permanence du barreau (cas des dossiers que le cabinet ne peut pas prendre).
L'associé ou un collaborateur senior d'astreinte se rend au commissariat ou à la gendarmerie. Entretien confidentiel avec le gardé à vue (art. 63-4 CPP, 30 minutes minimum), accès au PV de notification des droits, présence à l'audition (art. 63-4-2 CPP) avec possibilité de poser des questions ou de présenter des observations à la fin.
Pendant la durée de la garde à vue (24 h, 48 h, 72 h ou 96 h selon l'infraction), suivi continu — présence à chaque audition, examen des actes nouveaux (perquisitions, auditions de témoins, confrontations), préparation du défèrement parquet ou de la libération.
Si vous souhaitez que le cabinet continue de défendre le dossier après la GàV (audience de comparution immédiate, instruction, citation directe), une convention d'honoraires écrite est signée immédiatement après la garde à vue. Avant signature, une intervention de pure permanence GàV reste possible — le cabinet ne refuse jamais une demande d'intervention sur ce motif.
Pour anticiper les configurations les plus fréquentes, le cabinet publie quatre fiches détaillées « Que faire si… » — pédagogiques, à lire avant l'urgence pour gagner du temps quand elle arrive.
Procédure, durée, droits notifiés (art. 63-1 CPP), accès à l'avocat, examen médical, communication avec un proche, audition.
→ Lire la fiche Fiche 02Différences avec la GàV, droit au silence, présence d'un avocat, refus possible de venir, conséquences du refus.
→ Lire la fiche Fiche 03Domiciliaire, professionnelle, en présence de l'occupant, scellés, saisies, accès à l'avocat sur place.
→ Lire la fiche Fiche 04Notification, choix du statut (témoin assisté ou mis en examen), première audition de fond, contestation possible.
→ Lire la fichePour toute urgence pénale — GàV, défèrement, comparution immédiate, perquisition en cours. Appel direct sur le téléphone d'astreinte de l'associé en permanence.