Pourquoi cette discipline-là, et pas une autre.
Le droit de la famille est la matière la plus continue du droit français. Un dossier de divorce contentieux dure entre dix-huit mois et trois ans. Une succession contestée peut s'étirer sur cinq, parfois sept années. Pendant tout ce temps, le client a un seul interlocuteur — son avocate. Si cette avocate est aussi sollicitée par un dossier d'arbitrage commercial le mardi et par une plaidoirie pénale le jeudi, elle ne peut pas tenir la qualité d'attention que la matière familiale requiert.
Cette continuité n'est pas un confort relationnel — c'est une exigence procédurale. Le client raconte son histoire une seule fois. Si elle doit être racontée à un nouveau collaborateur tous les six mois, le récit s'épuise et la stratégie en pâtit. C'est pour cette raison qu'en 2003, j'ai ouvert un cabinet exclusivement dédié à la matière familiale. Vingt-deux ans plus tard, c'est encore la seule manière dont nous savons exercer.
Un dossier familial mérite la même avocate du premier rendez-vous à la barre. Sans exception. Sans bascule sur un collaborateur. Sans changement de dossier en cours.
Trois engagements, sans exception.
Premier — la même avocate, du début à la fin.
Le client connaît son avocate. C'est elle qui reçoit le premier rendez-vous, qui rédige les écritures, qui plaide à l'audience, qui négocie à la signature. Aucune bascule sur un collaborateur, aucun changement de dossier. La fidélité du dossier à son avocate est une règle non négociable du cabinet.
Deuxième — un avis écrit après chaque premier rendez-vous.
Sous huitaine après le premier rendez-vous, nous remettons un avis écrit qui détaille la situation factuelle, les options procédurales et les risques. Cet avis sert à prendre une décision éclairée — y compris celle de ne pas travailler avec nous. C'est la condition pratique de la confiance.
Troisième — la confidentialité absolue, RIN article 4.
L'article 4 du Règlement Intérieur National n'est pas une formule théorique. Le cabinet ne communique jamais sur les dossiers — ni en cours, ni passés, ni anonymisés en cocktail confraternel. Cette discipline s'applique aux dossiers conclus depuis dix ou quinze ans. Elle est la condition de l'exercice du métier.
Une remarque sur les successions.
Le droit des successions est, techniquement, la matière la plus exigeante du droit familial. Il articule droit civil, droit notarial, droit fiscal, droit international privé. Le cabinet travaille de longue date avec deux études notariales parisiennes pour les liquidations complexes — coordination directe, sans double-facturation. Pour les patrimoines internationaux, nous coordonnons avec un cabinet partenaire en Suisse et un autre à Londres.
Les contentieux les plus fréquents : le recel successoral (article 778 du Code civil), la contestation de donation déguisée, les indivisions immobilières prolongées, et l'application de la réserve héréditaire dans les configurations remariées avec enfants de plusieurs lits.
Une remarque sur la médiation.
La médiation familiale n'est pas une vertu — c'est un outil. Quand le rapport de force est équilibré et que les deux parties veulent honnêtement s'entendre, elle marche. Quand il y a violences, recel d'actifs, dépendance économique forte ou contrôle coercitif, elle est piégeuse. Une bonne avocate famille sait identifier les configurations qui se prêtent à la médiation, et celles qu'il faut basculer sans tarder en contentieux. Le cabinet conduit régulièrement des médiations, et en arrête tout aussi régulièrement quand le cadre n'est plus tenable.
Et pour finir, sur le temps.
Une procédure familiale dure du temps. Plus que ce que les sites internet bien intentionnés ne le laissent croire, et plus que ce que les magazines féminins ne l'écrivent. Un divorce contentieux complexe : deux ans. Une succession contestée : trois ans. Pendant ce temps, le client doit vivre — élever ses enfants, travailler, dormir, parfois se reconstituer. Notre rôle est de tenir le calendrier procédural pour qu'il ne déborde pas dans la vie. C'est un travail invisible, qui ne se voit que rétrospectivement, mais c'est l'une des raisons pour lesquelles nous croyons être payées.
Le premier rendez-vous est gratuit, confidentiel et sans engagement. Trente minutes pour comprendre votre situation et nos options. Demander un rendez-vous →